Blog de Marie-Noëlle Lienemann, Sénatrice de Paris, Ancien Ministre du Logement, Membre du Bureau National du Parti Socialiste, animatrice d'Un monde d'avance et de Gauche Avenir, Présidente de la Fédération des Coopératives HLM
Il y a peu , Jean-Luc Mélenchon proposait l'organisation d'un Référendum sur le nucléaire, dans des termes très proches des propositions issues de l'assemblée des gauche et des écologistes qui s'est tenue le 6 mai 2011 à Paris. Vous trouverez la tribune de Paul Quiles dans Marianne 2 qui se réjouit de ces convergences et suggère que la gauche, les écologistes s'attachent lors de la campagne présidentielle à défendre un socle commun de propositions.
Petit rappel sur les assemblées des gauche et des écologistes
A l’initiative du Club Gauche Avenir, qui réunit des militants et responsables de toutes les sensibilités de la gauche et des écologistes, engagés dans des partis, des syndicats, associations ou mouvements citoyens, sont organisés des forum débats pour travailler à des propositions, les plus ambitieuses possibles, capables de fédérer la gauche et d’être mises en œuvre dès l’arrivée de la gauche au pouvoir.
Ces débats permettent d’analyser les convergences, les différences et éventuellement les divergences, afin d’avancer le plus loin possible ensemble et d’éclairer les débats à poursuivre.
Trois assemblées se sont déjà tenues, l'une sur le logement, l'autre sur l'énergie, enfin sur l'éducation et la prochaine se tiendra le 15 Novembre à La Roche sur Yon sur le thème des institutions et de la démocratie.
Le scénario ne convainc plus grand monde, si ce n’est la bourse. Mais pour combien de temps ? Avec le dernier sommet européen, on a eu droit au remake d’un feuilleton assez désolant décor. Premier acte : le psychodrame sur l’éclatement de l’UE et de l’Euro sur fond de dettes souveraines. Il y a deux ans, c’était à cause de la crise bancaire. Deuxième acte : on fait monter la pression et enfin, au dernier moment, on annonce le sauvetage de l’Europe et de la monnaie unique. Ouf !!! Le même ouf de soulagement avait été lâché, il a quelques mois, lorsque les mêmes dirigeants européens annonçaient avoir réglé la dette grecque. On sait ce qu’il en est finalement advenu. Derrière ces mises en scène, se profile une réalité plus redoutable : de colmatages en colmatages, l’Europe s’enfonce, les peuples de notre continents paient un lourd tribut à ces errements persistants, la démocratie est fragilisée et la volonté d’union s’effrite. Ce n’est pas faute d’avoir annoncé les graves conséquences des politiques menées et des dogmes sur le libre-échange généralisé, la concurrence «non faussée », la libre circulation des capitaux, la dérégulation , l’indépendance de la BCE chargée essentiellement de lutter contre l’inflation, l'Euro fort, la dérégulation sociale et fiscale… Les français avaient dit non à la poursuite de ces dérives, en refusant d’approuver le traité constitutionnel et Nicolas Sarkozy s’est purement et simplement assis sur ce vote pour approuver l’absurde traité de Lisbonne. Son argument : en l’élisant les français auraient renié leur vote précédent ! Hélas, quelle occasion manquée. Le refus du projet de traité constitutionnel ouvrait une opportunité pour la France de réorienter la construction européenne et de proposer à ses partenaires une renégociation du cadre européen sur des bases politiques, sociales, démocratiques tournant le dos à l’ultra libéralisme, à la financiarisation de l’économie, à l’obsession monétariste, au dumping social et environnemental et à l’absence de politiques industrielles communes. Ainsi, l’impasse était devenue prévisible, elle n’était pourtant pas inéluctable. Mais rien n’est définitivement écrit. 2012 doit être l’année d’un changement radical de cap ! Certes devant la crise, les dirigeants des 27 pays, ont fini, le plus souvent contraints et forcés par les évènements, par prendre des mesures contraires aux traités, en guise de colmatage. Rien à voir avec ce qui est nécessaire à savoir un changement de paradigme. Force est de constater que les décisions prise lors du dernier sommet constituent au contraire un entêtement dans les errements récurrents de l’UE : 1 Une plongée accrue dans la mondialisation financière 2 Le refus d’assumer la solidarité européenne et la recherche de l’indépendance de l’UE 3 L’Allemagne impose ses vues, pas seulement au regard de sa situation économique, mais grâce au pouvoir particulier de son parlement dans les décisions européennes 4 L’acceptation de l’austérité pour les peuples, les salariés et les plus démunis et aucunes décisions fiscales redistribuant les richesses. Le refus d’une stratégie coordonnée de croissance, de politiques industrielles communes. 5 Un manque dramatique de vision de long terme, de volontarisme et un raccourcissement du champ de vision des politiques. Reprenons plus en détail ces critiques
Europe sociale, réforme financière, sortie du nucléaire: Francine Bavay (EELV), Marie Noëlle Lienemann (PS) et Stéphane Peu (Front de gauche) font confiance à la maire de Lille pour rassembler la gauche en 2012 autour de sa vision de l'Union. ---------------- Il y a six ans déjà, nous avons, comme la majorité de l'électorat de gauche, dit «non» au traité constitutionnel européen. Ce «non» de gauche n'était en rien un refus de l'Europe. Au contraire, face à la mondialisation libérale, nous avons besoin d'Europe. Mais celle qui se construisait hier, celle qui stagne et échoue aujourd'hui, n'est pas l'Europe dont nous avons besoin.
Vers une société de l’après nucléaire et de l’après carbone
Vendredi 14 octobre 2011 à 19h30 Café Honoré 46, rue de Cléry 75002 Paris (Métro Sentier ou Bonne Nouvelle)
avec Marie-Noëlle Lienemann Sénatrice de Paris, Ancienne Ministre Pierre Radanne Expert en politiques énergétiques, Président de l’association 4D, Membre de l’équipe de Martine Aubry Benoît Praderie Président de Planète Eolienne
Venez débattre avec Marie-Noëlle Lienemann, Pierre Radanne, Benoît Praderie et les comités de soutien à Martine Aubry dans le centre de Paris et échanger sur les propositions de Martine Aubry pour:
-un développement conjuguant davantage de sobriété, de solidarité, et de souci de l’avenir -préparer la société de l’après nucléaire et de l’après carbone -une mutation social-écologique réelle
[Exclusif] Hamon, Emmanuelli et Lienemann répondent à Montebourg: ce ne peut être qu'Aubry! Hamon, Emmanuelli, Lienemann - Tribune | Mercredi 12 Octobre 2011 à 16:49
Benoît Hamon, Henri Emmanuelli et Marie-Noëlle Lienemann répondent à la lettre d'Arnaud Montebourg adressée aux deux finalistes de la primaire. Pour ces représentants de l'aile gauche du Parti socialiste, il n'y a pas à tergiverser : Martine Aubry est la candidate qui se rapproche le plus des idées que le député de Saône-et-Loire a défendues lors de la campagne.
Cher Arnaud,
L’ampleur de la mobilisation citoyenne de dimanche dernier a témoigné d’une formidable aspiration au changement dans notre pays. Les 2,5 millions d’électeurs ont voulu signifier, par leur vote, qu’ils attendaient de la gauche qu’elle soit à la hauteur des enjeux. Il y a urgence à tourner la page du sarkozysme et à retrouver le chemin du redressement de la France.
Le résultat de dimanche nous a aussi conforté dans nos convictions : la majorité de celles et ceux qui se sont déplacés le 9 octobre pensent que pour battre la droite, il faut une gauche décomplexée ; Une gauche qui ne se résout pas à l’accompagnement du système, mais qui œuvre à sa transformation radicale. Une gauche qui ne se résigne pas à la domination des marchés, mais qui résiste et qui propose un autre chemin pour la France et pour l’Europe.
J’ai signé avec Benoit Hamon, Henri Emmanuelli et Paul Quiles ce appel , tourné vers toutes les femmes et hommes de gauche quel que soit leur choix pour le premier tour des présidentielles et leur préférences partisanes à participer aux primaires citoyennes et à voter dès le premier tour pour Martine AUBRY. Signez cet appel publié sur Médiapart
Avec les primaires citoyennes, les socialistes et les radicaux ont mis entre les mains du peuple de gauche –c'est-à-dire de tous les Français qui se reconnaissent dans les valeurs de la gauche et de la République– la désignation de leur candidat en 2012. Les 9 et 16 octobre prochain se joue non seulement le choix d'une personnalité, mais aussi et surtout une stratégie et un projet politiques.
La future majorité présidentielle n'aura ni le même périmètre ni le même contenu selon que telle ou tel sera élu(e) le 16 octobre.
Notre appel s'adresse donc aussi aux électeurs de gauche qui ne votent habituellement pas socialiste au premier tour des élections. Vous êtes sympathisant écologiste, communiste, front de gauche, républicain... Vous êtes syndicaliste et impliqué dans les luttes et les mouvements sociaux dans votre entreprise, à l'hôpital, à la Poste, à l'Education nationale, à Pôle emploi ou dans toute autre administration ou service public. Vous êtes militant associatif, altermondialiste, humanitaire, engagé dans le combat pour les droits de l'homme et la lutte contre le recul des libertés fondamentales. Vous n'êtes pas forcément socialiste mais de gauche. Vous pouvez décider du choix du candidat qui pourrait figurer au second tour de l'élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy.
Les primaires vous offrent le choix de plusieurs candidats, plusieurs tempéraments, plusieurs identités politiques.
Nous connaissons ce qui fait débat entre les partis de gauche. Nous identifions des convergences: la démocratisation des institutions, le soutien aux services publics, la nécessité d'augmenter le pouvoir d'achat, la réforme fiscale et l'augmentation des prélèvements sur le capital. Nous connaissons aussi les sujets qui font toujours débat, les priorités sociales, le nucléaire et la transition écologique, la politique salariale, certains aspects de la construction européenne.
Voilà des années que nous sommes engagés, souvent au côté des autres forces de gauche et écologistes, mais aussi en soutien et en solidarité avec les mouvements sociaux, pour faire obstacle aux politiques de la droite, au démantèlement de notre modèle républicain, à la remise en cause des droits sociaux et des avancées issues du Conseil national de la Résistance.
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